Journée Internationale des Femmes : le 1er droit des femmes au travail était voté, il y a 114 ans

Le 8 mars, est la journée internationale des femmes, nous revenons sur les grandes dates qui ont marqué l’histoire du droit des femmes en France notamment.

Le 13 juillet 1907, une loi autorise enfin les femmes mariées à exercer une activité professionnelles sauf opposition de leur mari et de disposer de leur salaire.

En 1909, le congé maternité facultatif de 8 semaines et non rémunéré, voit le jour. La loi ne comporte qu’un seul article qui précise que cette suspension ne peut-être une cause de rupture de contrat par l’employeur. Deux ans après, les institutrices sont les les premières à obtenir un congé maternité rémunérée à 100 % du salaire brut, une mesure étendue à l’ensemble des fonctionnaires en 1929 et en 1970 à l’ensemble des salariés.

Clara Zetkin, en 1910, suggère lors d’une conférence internationale des travailleuses à Copenhague, où ont participé 100 femmes de 17 pays, de créer une journée internationale de la femme. La proposition est votée à l’unanimité.

En 1920, les femmes peuvent adhérer à un syndical professionnel sans autorisation maritale.

En 1946, le gouvernement inscrit pour la 1ère fois dans la constitution de la 4ème république que la femme dispose des mêmes droits que les hommes, dans tous les domaines, et le « salaire féminin » disparait. Un arrêté garantit aux femmes des salaires égaux à ceux des hommes et cela dans toutes les branches professionnelles.

En 1965, les femmes peuvent exercer une activité professionnelle, ouvrir un compte bancaire et gérer leurs biens propres sans l’accord du mari.

En 1970, la loi relative à l’autorité parentale conjointe supprime la notion de chef de famille du code civil. Le congé maternité est indemnisé à 90% par l’assurance maternité au lieu de 50%.

En 1972, l’ONU décide que 1975 sera l’Année Internationale de la Femme. En France, une loi proclame l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

En 1977, l’ONU proclame que sera fêtée la Journée Internationale de la Femme.

En 1979, la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes est adopté par l’ONU.

En 1980, madame Marguerite YOUCENAR est la première femme à entrer à l’Académie Française non sans difficulté et grâce à la bataille conduite par Jean d’ORMESSON, sur les 40 immortels, 9 femmes siègent ou ont siégé dans le « Saint des Saints ».

En 1983, la France met en oeuvre l’Égalité Professionnelle sur le principe de non-discrimination à l’embauche, la rémunération, la promotion ou la formation. Il faudra attendre encore 32 ans pour que les agissements sexistes soient enfin interdits par le code du travail.

En 1986, la féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres dans tous les textes et documents officiels est adoptée dans une circulaire, alors que l’Académie Française ne passera se cape que le 28 février 2019 en précisant que chacun est libre de féminiser ou non, le nom de sa fonction.

En 1992, le harcèlement sexuel est inséré dans le code pénal et dans le code du travail. En 2012, le délit de harcèlement sexuel est retiré du code pénal sur décision du Conseil Constitutionnel mais sera voté une nouvelle loi la même année pour le réintroduire.

En 2006, il est votée une loi renforçant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

En 2015, la loi relative au dialogue sociale a instauré une obligation de représentativité équilibrée au sein des instances représentatives du personnel dans l’entreprise, devant ainsi respecter la parité et alterner sur ses listes les Femmes et les Hommes.

Bien sûr, il y a eu des progrès mais reste beaucoup de chemin à parcourir, il reste encore un écart d’environ 29% sur le salaire net entre les femmes et les hommes.

En 1982, Yvette ROUDY, affirmait : « j’aimerais qu’il n’y est pas de 8 mars, de journée internationales des femmes. Cela signifierait qu’il n’y a plus de discriminations et donc plus de luttes, plus de revendications parce que les comportements sont devenus égalitaires et que tous les citoyens peuvent exercer la plénitudes de leurs droits, c’est encore un rêve »

En 2021, nous poursuivons le rêve que le 8 mars fasse partie du passé, sans pour autant oublié les combats menés.

Ce rêve doit devenir Réalité pour les années futures et pourquoi pas commencer maintenant?