Climat social qui se dégrade à la MECS JMV (Région Sud-Est) : FO tire la sonnette d’alarme

Depuis plusieurs mois, les représentants du personnel du site Jean‑Marie Vianney constatent une dégradation préoccupante du climat social, marquée par des alertes répétées de salariés exprimant un profond mal‑être au travail. Cette situation, déjà signalée à plusieurs reprises, a été formalisée par une alerte RPS présentée en réunion RP le 26 janvier puis en CSE le 29 janvier.

Des changements d’organisation sans visibilité ni concertation

Depuis octobre 2024, l’École de Production et le SAO Scolarité ont connu plusieurs changements de direction et de périmètre, dont une direction provisoire sans date de fin communiquée. Durant cette période, les salariés ont fait part d’un sentiment d’instabilité et d’incompréhension face à :

  • des modifications d’organigramme non expliquées,
  • des promotions ou changements de périmètre sans critères connus,
  • des recrutements externes en CDI alors même que certains salariés s’inquiètent pour la pérennité de leur poste.

Ces décisions, prises dans un contexte de baisse d’activité, alimentent un sentiment d’injustice et de manque de transparence, en décalage avec les valeurs affichées par l’établissement.

Des alertes ignorées et un dialogue social fragilisé

Les RP et les membres de la CSSCT ont été sollicités à de nombreuses reprises par des salariés déclarant venir travailler « avec la boule au ventre », évoquant un sentiment de pression, d’isolement ou de harcèlement. Malgré ces signaux forts, plusieurs alertes ont été minimisées ou remises en cause, fragilisant la confiance envers la hiérarchie.

Des situations préoccupantes ont été rapportées :

  • envoi de mails inappropriés créant un climat de pression,
  • recadrages publics devant les élèves, portant atteinte à la crédibilité professionnelle,
  • contestation publique des consignes données par les formateurs,
  • demandes de copie de documents “en cachette”,
  • sollicitations pour produire des témoignages contestés par les salariés concernés,
  • injonctions ressenties comme contraires aux valeurs professionnelles et éthiques.

Ces pratiques ont un impact direct sur la santé mentale, la confiance et la cohésion des équipes.

Des dysfonctionnements dans les réunions RP

Lors d’une réunion récente, une directrice adjointe a été invitée par la direction sans information préalable aux représentants du personnel. Sa présence s’est accompagnée d’un refus de répondre aux questions relevant pourtant de son périmètre, refus soutenu par la direction.

Cette situation porte atteinte :

  • au droit à l’information des RP,
  • à la transparence du dialogue social,
  • au respect des prérogatives légales des représentants du personnel (L2315‑1 et suivants).

La répétition de ces entraves, cumulée à l’absence de réponses sur les médiations en cours, constitue un signal d’alerte majeur.

Rappel des obligations légales de l’employeur

Les Représentant de Proximités rappellent que l’employeur est tenu de :

  • garantir la santé physique et mentale des salariés (L4121‑1),
  • informer et consulter sur les changements d’organisation,
  • respecter le droit d’alerte en cas de risque grave (L2312‑59),
  • ne pas entraver l’exercice du mandat des représentants du personnel (L2317‑1).

Ce que FO demande pour le site JMV

Face à l’accumulation de signaux inquiétants, FO demande :

  • la restauration d’un dialogue social constructif,
  • une clarification des pratiques managériales,
  • une communication interne transparente,
  • un suivi documenté des situations déjà signalées,
  • le respect strict du cadre légal concernant les invités en réunion RP,
  • et la mise en place d’actions correctives immédiates pour protéger la santé des salariés