Le 8 mars : c’est la journée de toute les femmes

Chaque année, le 8 mars, nous nous rassemblons pour affirmer haut et fort la Journée internationale des droits des femmes. Instituée par l’ONU en 1977, cette journée n’est pas une simple commémoration : c’est un rappel puissant que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est ni acquise, ni garantie, et qu’elle exige une mobilisation constante.

L’égalité femmes‑hommes est un principe constitutionnel, un droit fondamental qui doit se traduire concrètement dans la vie quotidienne et dans le monde du travail. Depuis la loi de décembre 1972, les employeurs ont l’obligation d’assurer une rémunération égale pour un travail égal ou de valeur égale. Pourtant, plus de cinquante ans après, ces lois restent trop souvent ignorées, contournées ou appliquées partiellement. Les inégalités salariales persistent, les carrières féminines stagnent davantage, et les discriminations continuent de peser sur les femmes dans de nombreux secteurs.

Le 8 mars n’est donc pas une célébration symbolique : c’est un rappel de notre détermination collective à exiger l’égalité réelle, à dénoncer les reculs, et à revendiquer des avancées concrètes pour toutes les femmes, dans notre Fondation comme partout ailleurs.

À FO, nous constatons trop souvent l’absence d’avancées concrètes dans les entreprises : les inégalités de rémunération persistent, l’articulation des temps de vie reste un combat quotidien, et les violences sexistes et sexuelles continuent d’être minimisées ou ignorées. Ces réalités montrent que, malgré les discours, l’égalité réelle est encore loin d’être atteinte.

La Journée internationale des droits des femmes revêt une portée particulière : elle marque le centenaire d’une mobilisation mondiale pour les droits, la dignité et l’émancipation des femmes. Cent ans de luttes, de conquêtes… mais aussi de résistances et de reculs qu’il nous appartient de combattre.

Le 8 mars, toutes les organisations syndicales doivent se mobiliser. Les effets d’annonce gouvernementaux, qui prétendent faire de l’égalité femmes‑hommes la « grande cause du quinquennat », ne suffisent pas. Les faits sont là : les inégalités demeurent dans le travail, dans les foyers, dans la société. Les femmes continuent de subir des écarts de salaire, des carrières freinées, une charge mentale disproportionnée et des violences encore trop souvent invisibilisées.

C’est pourquoi FO réaffirme que le 8 mars n’est pas une journée symbolique : c’est une journée de lutte, de revendications et de mobilisation pour obtenir enfin des avancées concrètes et durables.

À FO, nous le constatons chaque jour : les inégalités existent aussi à la Fondation Apprentis d’Auteuil, malgré l’existence d’accords sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Ces écarts ne sont pas théoriques : ils se manifestent dans certains métiers, dans certaines équipes, dans certaines trajectoires professionnelles. Et lorsqu’une injustice apparaît, elle n’est jamais “un cas isolé” pour la personne qui la subit : c’est un préjudice réel, concret, qui doit être reconnu et corrigé.

Parce que l’égalité ne se décrète pas, elle se défend. Parce que les textes ne suffisent pas, il faut les faire appliquer. Parce que chaque situation individuelle compte, FO refuse de laisser quiconque seul face à une inégalité.

C’est pourquoi nous appelons tous les salariés qui rencontrent une difficulté, un doute, une inégalité de traitement ou un besoin d’information à se rapprocher des élus FO. Nous sommes là pour vous écouter, vous conseiller, vous accompagner et, si nécessaire, porter votre dossier pour faire valoir vos droits.

L’égalité professionnelle n’est pas un slogan : c’est un combat, et FO le mène avec vous et pour vous.