120 ans de la Charte d’Amiens : l’indépendance syndicale comme boussole
Adoptée le 13 octobre 1906 lors du IXᵉ congrès de la CGT unifiée, la Charte d’Amiens fête aujourd’hui ses 120 ans. Texte fondateur du mouvement ouvrier en France, elle a posé les bases de ce qui constitue, encore aujourd’hui, l’ADN de Force Ouvrière (FO) et de sa Fédération nationale de l’action sociale (FNAS FO) : la stricte indépendance syndicale.
En affirmant la double besogne du syndicalisme, la défense des revendications immédiates au quotidien et l’émancipation intégrale des travailleurs, la Charte a gravé dans le marbre un principe d’indépendance totale à l’égard de l’État, du patronat, des partis politiques et des confessions religieuses.
Pour FO, née en 1948 précisément pour préserver cette autonomie face aux tentatives d’instrumentalisation partisane, la Charte d’Amiens demeure une boussole intacte.
Au quotidien, la FNAS FO fait vivre cet héritage sur le terrain :
- Négocier et revendiquer sans allégeance, guidée uniquement par les intérêts matériels et moraux des salariés du secteur social et médico-social.
- Refuser la cogestion et les compromissions politiques qui éloignent le syndicat des réalités du travail et des exigences des personnels.
- Défendre les garanties collectives (conventions collectives, salaires, conditions de travail) en s’appuyant sur la force de l’organisation libre.
Cent vingt ans après sa rédaction, la Charte d’Amiens n’a rien d’une pièce de musée : face aux réformes successives et aux pressions institutionnelles, elle rappelle que la liberté de négociation commence par l’indépendance de ceux qui l’exercent.
