Santé, préjugés et maintien dans l’emploi : Parlons-en ensemble !

Lors d’une récente session de formation syndicale FO, nous avons travaillé autour d’un outil particulièrement parlant conçu par l’association OETH (Objectif Emploi des Travailleurs Handicapés) : un petit guide pratique sous forme d’ordonnance « anti-préjugés ».

Dans nos métiers aux Apprentis d’Auteuil auprès des jeunes, sur le terrain éducatif, administratif, pédagogique ou technique ou managériale, le dévouement et l’exigence physique et psychologique sont immenses. Trop souvent, quand la santé flanche, le silence et l’isolement s’installent.

Il est temps de déconstruire ensemble certaines idées reçues pour que chacun puisse exercer son métier en préservant son intégrité.

Idée reçue n°1 : « La RQTH, c’est pour les situations lourdes ou visibles »

Faux. Plus de 80 % des handicaps sont invisibles (maladies chroniques, troubles musculosquelettiques/TMS, suites opératoires, altérations auditives, épuisement, etc.). La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) n’est ni une étiquette ni un aveu d’incapacité : c’est un droit individuel qui ouvre la voie à des aides techniques, à des aménagements d’horaires et à des solutions de maintien en poste.

Idée reçue n°2 : « Demander un aménagement, c’est pénaliser les collègues »

Bien au contraire. Attendre d’être à bout conduit à des arrêts maladie prolongés ou à des inaptitudes brutales. Solliciter une adaptation de son poste ou faire part d’une restriction médicale avec le médecin du travail est une démarche responsable : elle permet de préserver sa santé tout en continuant à apporter ses compétences au collectif. C’est ensuite à la direction d’organiser le service et d’allouer les moyens nécessaires pour que l’équipe fonctionne sereinement.

Idée reçue n°3 : « Des restrictions médicales mènent forcément au licenciement »

Pas du tout. L’objectif prioritaire est toujours le maintien dans l’emploi. Les préconisations de la médecine du travail obligent l’employeur à rechercher des aménagements de poste (matériel ergonomique, allègement de certaines charges, aménagement des plannings). Des dispositifs sectoriels (notamment financés par l’OETH) existent précisément pour financer ces aides.

Idée reçue n°4 : « Je dois me débrouiller seul(e) avec l’administration »

Vous n’êtes pas seul(e). Les démarches (MDPH, médecin du travail, référent handicap) peuvent sembler lourdes ou intimidantes quand on traverse un pépin de santé. C’est là que le syndicat prend tout son sens.

Le rôle de votre équipe FO Apprentis d’Auteuil

Au-delà de la revendication collective, le syndicat a une mission essentielle de proximité, d’écoute et d’entraide pour accompagner le salarié :

  • Conseiller en toute confidentialité sur les démarches (RQTH, visite médicale de pré-reprise, saisine du médecin du travail).
  • Veiller au respect de vos droits face à la direction lorsque des aménagements de poste sont prescrits.
  • Agir en CSSCT / CSE pour que la prévention des risques et l’ergonomie ne restent pas des vœux pieux.

Vous traversez des difficultés de santé ? Vous vous posez des questions sur votre situation ou celle d’un collègue ?

N’attendez pas que la situation s’aggrave. Contactez vos militants et délégués FO en toute discrétion.