VIOLENCE au Collège Notre Dame Du Bon Accueil à GORGES

Le climat s’est dégradé à Notre-Dame-du-Bon-Accueil, un établissement qui accueille des élèves en décrochage scolaire en primaire et en collège.

Le personnel du collège de Notre-Dame-du-bon-accueil dénonce une montée de la violence des élèves, depuis plusieurs mois.

Le premier indicateur à prendre au sérieux est la chute du nombre d’élèves. L’établissement rencontre des difficultés dans sa gestion au quotidien de par le comportement de certains élèves en classe.

Le deuxième indicateur inquiétant est le nombre d’enseignants en arrêt de travail, l’augmentation du nombre de démissions, de ruptures de contrats au collège face à un public difficile et des problématiques qui relèvent peut-être d’un établissement spécialisé.

Plusieurs actes d’agressions et de violences ont eu lieu dont le dernier en date est un jet de pierre à une enseignante dans sa classe.

Face à cet ultime acte, les salariés éducateurs et enseignants ont fait valoir leur droit de retrait le 14 décembre.

La direction a annoncé son opposition à ce droit de retrait car selon elle il n’y a pas de danger imminent.

Les salariés ne sont ni reconnus et ni soutenus par leur direction, cette difficulté supplémentaire fragilise l’établissement et devant une telle confusion le sentiment d’impunité de certains élèves ne fait qu’empirer la situation.

Les salariés ont demandé à rencontrer la direction ainsi que le directeur régional, celui-ci est venu sur site le lendemain.

La direction régionale soutient sa directrice d’établissement, ce qui est logique en tant que manager mais notre problématique est ailleurs : que faisons-nous pour sortir de cette situation ?

Ce n’est pas en renvoyant la responsabilité aux salariés que la situation va s’apaiser, au contraire.

Il y a eu par le passé, deux expertises sur les risques psychosociaux dont les plans d’actions n’ont jamais été appliqués.

Nos représentants FO ont saisi les instances du personnel par la commission RP et CSSCT et aussi régulièrement le CSE Nord-Ouest.

Nous n’avons pas été entendu lors du CSE (Syndicat et Direction Régional), nos demandes n’ont pas été relayées par les instances censées protéger les salariés et leurs conditions de travail. Nous avons pu constater, impuissants, mois après mois la dégradation de cet établissement.

Plus grave encore, comment des adultes en difficultés peuvent protéger le public mineur que nous accompagnons ? Car pour rappel garantir des conditions de travail correctes à des salariés c’est garantir des conditions d’accueil aux enfants adaptées à leurs difficultés et dans un climat qui permet l’acquisition des apprentissages.

Nous avons été surpris de constater que la cheffe d’établissement, à titre privé, a participé à deux émissions télévisées sur M6, je vous invite à regarder ces deux séquences pour vous faire une opinion. Paradoxalement durant la même période un article était publié dans le journal OUEST FRANCE dénonçant les difficultés de l’établissement dont elle a la direction.

Que pouvons-nous tirer comme conclusion ?  Que passer à la télévision ou être directrice d’établissement à la Fondation n’est pas compatible dans de telles circonstances ? Ce comportement peut sembler déplacé et pourrait ternir le sérieux et le professionnalisme de la Fondation Apprentis d’Auteuil et son engagement envers la jeunesse.

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