Congrès Confédéral du 20 au 24 avril 2026

Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Frédéric Souillot, a ouvert lundi le 26e congrès de la troisième organisation syndicale, qui se tient à Dijon jusqu’à vendredi, en accueillant, sous des applaudissements nourris, Cécile Kohler et Jacques Paris, ses deux militants et ex-détenus en Iran.

Frédéric Souillot a ouvert son intervention en saluant chaleureusement la présence de Cécile et Jacques, deux camarades de FO injustement emprisonnés en Iran lors d’un séjour personnel et enfin revenus en France début avril, après près de quatre années d’épreuve.

Face aux 4 000 délégués réunis, il a dénoncé la multiplication des conflits à travers le monde. Selon lui, ces crises « bafouent le droit international et nous exposent chaque jour au risque d’un basculement vers une guerre encore plus dévastatrice », citant notamment l’Iran, le Liban et Gaza. Il a appelé à poursuivre la mobilisation pour la solidarité internationale, rappelant que le mouvement syndical ne peut accepter « le moins-disant social ».

Le secrétaire général est également revenu sur les répercussions de ces tensions en France. Il a critiqué « l’exécutif », qui refuse de reconnaître l’existence d’un véritable choc pétrolier alors que de nombreux secteurs sont déjà sous pression, mettant en péril des milliers d’emplois et entraînant une forte érosion du pouvoir d’achat.

Le syndicat demande au gouvernement de « plafonner à 1,50 euro le prix des carburants », a rappelé son patron, sous les applaudissements des délégués.

Il a également prévenu le gouvernement que FO « défendra le 1er Mai jusqu’au bout », après l’annonce vendredi du Premier ministre d’autoriser les boulangeries et fleuristes à ouvrir le 1er mai 2026 en faisant appel à des salariés « volontaires ».

En dépit d’un dialogue social, de nombreuses fois mis à mal ces dernières années, Frédéric Souillot a assumé de « maintenir le dialogue avec les pouvoirs publics (…) Ne pas y être, c’est ne pas porter la contradiction et puis la politique de la chaise vide, ce n’est pas la politique de Force Ouvrière ».

Jeudi, Frédéric Souillot répondra aux délégués et présentera ses orientations pour un deuxième mandat (2026-2030). Sa réélection quasi certaine – il est seul candidat – sera votée vendredi par les membres du Comité confédéral national (CCN), le « parlement » de FO, réunissant représentants des fédérations et des unions départementales.

Au cours de la prochaine mandature, Frédéric Souillot cherchera à poursuivre le développement d’une organisation qui n’a jamais été aussi réunie et pacifiée en interne.

Lors de ce Congrès confédéral, trois délégués de la Fondation Apprentis d’Auteuil participent aux travaux.