
La Fondation Apprentis d’Auteuil a signé avec FO en décembre 2024 un accord triennal sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et sur la lutte contre les discriminations. Cet accord arrive à mi‑parcours et devait être renégocié dès le premier trimestre 2026. Pour FO, cette échéance est une opportunité majeure : celle de passer d’un accord essentiellement procédural à un accord de progrès, doté de droits concrets, mesurables et protecteurs.
Un accord utile… mais insuffisant pour garantir l’égalité réelle entre les salariés
FO reconnaît les avancées de l’accord actuel : prévention des discriminations, voies de recours internes, observatoires des rémunérations, de la formation et des promotions. Mais ces outils, s’ils sont utiles, ne suffisent pas à corriger les inégalités persistantes.
L’accord actuel reste trop centré sur les processus et pas assez sur les résultats. Il ne prévoit ni objectifs chiffrés, ni moyens dédiés, ni garanties de carrière pour les salariés prenant un congé familial, ni mécanismes correctifs en cas d’écarts persistants.
Pour FO, l’égalité professionnelle ne peut pas se limiter à observer les écarts : il faut les réduire, les corriger, les prévenir.
FO porte une plateforme ambitieuse et réaliste
Avant d’ouvrir la négociation dans de bonnes conditions, FO met sur la table une série de revendications structurées autour de plusieurs axes :
1. Lutter réellement contre les discriminations
- Renforcer la protection contre les représailles dans les évaluations, promotions et affectations.
- Créer un référent paritaire Égalité & Discriminations pour garantir impartialité et transparence.
- Réduire les délais de traitement des saisines.
2. Protéger les carrières et les revenus liés à la parentalité
- Maintien à 100 % du salaire net pendant le congé maternité et le congé paternité (déduction IJSS).
- Neutralisation du congé parental dans les promotions et augmentations.
- Entretien de carrière obligatoire avant et après congé.
- Aménagements temporaires du temps de travail au retour.
3. Réduire les écarts de rémunération
- Objectif : écart inexpliqué < 3 % par métier/niveau de rémunération d’ici 2027.
- Création d’une enveloppe annuelle de rattrapage.
- Transparence renforcée sur les données anonymisées.
4. Garantir l’équité dans le recrutement, la formation et les promotions
- Audit annuel des annonces et processus de recrutement.
- Objectifs de mixité sur les métiers très genrés.
- Suivi des formations certifiantes par sexe et plan correctif en cas d’écart.
- Alerte automatique si les promotions F/H divergent durablement.
5. Piloter l’égalité de manière paritaire
- Création d’une Commission Paritaire Égalité se réunissant deux fois par an.
- Plan d’action obligatoire si l’index égalité est inférieur à 90%.
- Pouvoir de proposition et de suivi renforcé.
FO : une négociation pour l’égalité réelle, pas symbolique
FO aborde cette négociation avec une ligne claire : l’égalité professionnelle doit devenir un droit effectif, pas seulement une bonne intention.
Nous voulons un accord qui protège, qui corrige, qui avance. Un accord qui donne aux salariés – femmes comme hommes – les mêmes chances de carrière, de rémunération, de formation et d’évolution. Un accord qui reconnaît la parentalité comme un temps de vie, pas comme un frein professionnel. Un accord qui fait de la lutte contre les discriminations une priorité, pas un slogan.
FO appelle l’ensemble des salariés à se mobiliser
Cette négociation concerne tous les métiers, toutes les régions, toutes les salariés et collaborateurs. FO portera une voix constructive, exigeante et déterminée. Nous informerons régulièrement les salariés de l’avancée des discussions et des positions défendues.