En pleine période d’inflation, alors que les prix explosent et que le pouvoir d’achat s’effondre, le Gouvernement persiste : aucune augmentation générale pour les agents publics. Le gel du point d’indice se poursuit, les grilles indiciaires se tassent, et avec elles disparaissent le droit à une véritable carrière et la reconnaissance des qualifications.
Un constat alarmant : des milliers d’agents proches du SMIC
Depuis ce 1er juin, 862 000 agents publics doivent recevoir une indemnité différentielle pour éviter d’être rémunérés en dessous du SMIC. La tendance est claire : la majorité des fonctionnaires sont désormais payés au SMIC ou à peine au-dessus. C’est une paupérisation organisée.
Ce choix est inacceptable !
Face à l’inflation, le Gouvernement doit répondre de toute urgence à nos revendications :
augmentation immédiate de la valeur du point d’indice de 10% ;
compensation de la perte subie par la valeur du point d’indice depuis le 1er janvier 2000, soit 33% ;
Indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation ;
le pied de grille de la catégorie C à 120% du SMIC ;
le pied de grille de la catégorie B à 140% du SMIC ;
le pied de grille de la catégorie A à 160% du SMIC ;
suppression de la pénalité de 10% lors des congés maladies ordinaires.
Si le Gouvernement refuse la satisfaction de ces revendications, FO prendra acte qu’une ligne rouge a été franchie. Au Gouvernement de prendre ses responsabilités !
Un choix politique assumé
Le Gouvernement a fait son choix :
moins pour les services publics, plus pour les grandes entreprises et une priorité absolue donnée à l’économie de guerre.
La circulaire du 20 avril 2026, signée par David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, est sans ambiguïté :
« L’effort engagé depuis des années en faveur de la Défense doit être poursuivi et amplifié… Les budgets ministériels hors mission défense devront globalement être en diminution. »
Dans le même temps, la Loi de programmation militaire, actualisée le 19 mai, prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires, portant l’enveloppe totale à 436 milliards d’euros sur 2024–2030.
Des conséquences dramatiques pour les agents publics
Cette politique assumée entraîne une précarisation massive des agents publics. De nombreux spécialistes alertent déjà : si rien ne change, une vague de démissions sans précédent frappera la Fonction publique.
Pour FO, c’est inacceptable